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EUNICE KEREXU: FIGHTING FOR INDIGENOUS EDUCATION AND TERRITORY
Eunice Kerexu est l’une des dirigeantes autochtones de l’Articulação dos Povos Indígenas do Brasil (APIB), le plus grand mouvement autochtone national au Brésil. Elle coordonne également la Commission Guarani Yvyrupa et dirige la Terre indigène de Morro dos Cavalos, dans l’État de Santa Catarina.
La terre autochtone de Morro dos Cavalos couvre une superficie de 2 000 hectares, située dans la municipalité de Palhoça, dans l’État de Santa Catarina, et se trouve dans le biome de la forêt atlantique, en zone côtière. Elle est bordée par l’océan Atlantique à l’est, le fleuve Massiambu au sud et le fleuve Brito au nord-ouest.
Cette terre autochtone est traversée par une autoroute interétatique (BR-101) dans son extension nord-sud, dont la construction a commencé dans les années 1960 et qui a récemment été élargie en double voie, entraînant de nombreux impacts sur la région et sur la population autochtone locale.
En tant que dirigeante autochtone, Eunice défend le droit à une éducation autochtone différenciée et interculturelle, ainsi que les droits de son peuple à son territoire traditionnel et à son autonomie. Elle partage avec courage auprès du public les récits de son peuple et explique comment celui-ci est affecté lorsque des envahisseurs arrivent et délimitent leurs terres, ainsi que la manière dont ils ont subi des abus et des persécutions sous diverses formes.
Les leaders autochtones locaux comme Eunice, qui protègent leur territoire, sont constamment menacés et exposés à d’innombrables formes de violence psychologique, physique et économique. Eunice, sa famille et sa communauté ont subi des attaques effroyables. Son domicile a été perquisitionné et certains de ses documents ont été volés. Sa mère a survécu à une tentative de meurtre, tandis que le reste de sa famille est exposé à diverses menaces. Eunice a subi des campagnes locales de diffamation, relayées par les réseaux sociaux et la télévision, qui ont dénigré sa personne, diffusé de fausses informations sur les populations autochtones et encouragé des actes racistes et discriminatoires. Pire encore, sa communauté a été confrontée à des invasions de terres autochtones et à des menaces contre leurs territoires, notamment des incendies criminels et des tirs indiscriminés visant des écoles et des habitations autochtones.
