En première ligne: les femmes autochtones défendant leurs terres et l’environnement

Détails de l’événement 20 septembre 2022 13h30 Genève (fuseau horaire) Regarder la vidéo enregistrée
Contexte Il est estimé que 411 millions de peuples autochtones vivent en Asie[1]. Ils représentent 2 000 civilisations et langues distinctes. Divers termes sont utilisés pour désigner les peuples autochtones d’Asie, tels que «tribus des collines», «nationalités autochtones», «peuples tribaux», «minorités ethniques», «peuples aborigènes» et
«autochtones», ainsi que leurs équivalents dans les langues locales et nationales. Dans chaque pays, leur reconnaissance juridique varie, ce qui affecte l’exercice de leurs droits, en particulier leurs droits collectifs à la terre et à l’autodétermination.
Les territoires des peuples autochtones couvrent environ 20% des terres mondiales et abritent 80 % de la biodiversité mondiale. En Asie, seulement environ 8,7% des territoires détenus par les peuples autochtones et les communautés locales sont juridiquement reconnus[2]. La biodiversité et les ressources naturelles présentes sur leurs terres et territoires suscitent l’intérêt des industries, notamment extractives, touristiques et agro-industrielles, entre autres. Souvent, la présence de ces acteurs économiques sur leurs territoires constitue une menace pour leur sécurité et leur sûreté.
Lorsque leurs terres et territoires sont délimités, souvent sans consentement libre, préalable et éclairé (CLPE/FPIC), pour des projets de développement agressifs, les États et les entreprises agissent de concert pour expulser les communautés autochtones, voire les criminaliser et/ou les tuer lorsqu’elles revendiquent la propriété, occupent ou utilisent leurs terres et territoires.
Dans le rapport annuel 2022 d’Indigenous Peoples Rights International sur la criminalisation, les violations des droits humains et l’impunité à l’encontre des peuples autochtones, 19 études de cas provenant de six pays — dont 8 issues de deux pays d’Asie — mettent en évidence les luttes de longue date et la résilience des communautés autochtones, ainsi que de leurs dirigeants et militants, pour défendre leurs droits collectifs à la terre et à l’autodétermination, ainsi que leurs droits individuels.
En outre, entre 2020 et 2022, Asia Indigenous Peoples Pact (AIPP) a documenté plus de 300 cas de violations des droits humains contre des peuples autochtones dans 9 pays d’Asie.
Dans cet événement parallèle, nous souhaitons présenter les témoignages de dirigeants et représentants autochtones confrontés à l’agro-industrie à grande échelle au Cambodge, à l’industrie de l’huile de palme en Indonésie, aux industries énergétiques et extractives aux Philippines et en Inde, ainsi qu’à la construction illégale d’un complexe hôtelier Marriott au Bangladesh.
Cet événement mettra en lumière les perspectives et expériences des femmes autochtones en tant que défenseures des droits fonciers et membres essentielles de leurs communautés, engagées dans la production alimentaire, la conservation et la gestion de leurs terres et ressources. Nous partagerons également les initiatives existantes destinées aux peuples autochtones pouvant soutenir leurs stratégies, qu’elles soient planifiées ou en cours, pour défendre leurs droits et leurs libertés.
Nous espérons que cet événement mettra également en évidence les liens entre les luttes locales des femmes autochtones et de leurs communautés, et les efforts mondiaux visant à lutter contre le changement climatique et la perte de biodiversité.
Programme de l’événement Modératrice: Robie Halip

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