Bien faire les choses: peuples autochtones et conservation de la biodiversité

Un événement parallèle aux réunions des Nations Unies sur la biodiversité à Genève.

COORGANISÉ PAR:
INDIGENOUS PEOPLES RIGHTS INTERNATIONAL (IPRI), NIA TERO, INDIGENOUS PEOPLES FORUM ON BIODIVERSITY (IIFB), THE CHRISTENSEN FUND

Malgré les avancées dans la reconnaissance des droits des peuples autochtones, telles qu’affirmées dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, ainsi que leur rôle important dans la protection de l’environnement, le développement durable, la conservation de la biodiversité et les solutions face au changement climatique, les peuples autochtones sont encore souvent considérés comme des ennemis de la conservation dans de nombreux pays.
La conservation exclusionnaire, ou « conservation forteresse », demeure une politique et une pratique adoptées par de nombreux États ainsi que le modèle dominant de plusieurs ONG internationales de conservation, où les êtres humains sont perçus comme séparés de la nature.
Cette approche nie la continuité historique et la survie des peuples autochtones, qui ont pourtant maintenu des relations interdépendantes et réciproques avec la nature, aboutissant à la protection et à la gestion durable de leur environnement naturel.
 
La Convention sur la diversité biologique négocie actuellement un cadre mondial pour la biodiversité post-2020 afin de prévenir l’effondrement de la biodiversité mondiale, guidée par un consensus scientifique soulignant la nécessité d’une ambition accrue en matière d’étendue des aires protégées.
Cet engagement renouvelé, s’il est mis en œuvre sans garanties ni engagement à respecter les droits des peuples autochtones, pourrait entraîner une pression accrue sur les terres autochtones, conduisant à des déplacements massifs.
Il est essentiel d’analyser ce qui n’a pas fonctionné et d’identifier les principaux défis de la conservation de la biodiversité, afin d’adopter les bonnes approches et de promouvoir des solutions clés avec la participation significative des peuples autochtones en tant que partenaires et acteurs essentiels dans la réalisation de l’objectif «30×30» de conservation de la biodiversité.
Cela offre l’opportunité d’orienter la conservation sur la bonne voie, où les droits, l’équité et la durabilité constituent le cadre politique, et où des partenariats significatifs sont les moteurs de cette aspiration commune.
 

Objectifs

Cet événement servira de cadre permettant aux dirigeants et représentants des peuples autochtones, ainsi qu’à d’autres acteurs concernés, de:

  • Discuter des bonnes pratiques des peuples autochtones en matière de conservation de la biodiversité, y compris les partenariats respectueux et les dispositifs de cogestion.
  • Présenter les réalités sur le terrain concernant les principaux défis auxquels les peuples autochtones sont confrontés en lien avec la conservation de la biodiversité.
  • Discuter des principales recommandations pour atteindre l’objectif de conservation de la biodiversité « 30×30 » avec la participation significative des peuples autochtones.

MÉTHODOLOGIE

Cet événement prendra la forme d’une discussion modérée avec un panel distingué d’intervenants, suivie d’un échange avec les participants. Il se déroulera en présentiel et sera également accessible en ligne via un lien Zoom et une diffusion en direct sur Facebook. Une interprétation en espagnol et en français sera assurée.

Durée: 90 minutes
Un déjeuner léger sera offert.

INTERVENANTS

Stan Lui, Torres Strait Regional Authority (Australie)
Partenariat avec les peuples autochtones dans la conservation de la biodiversité

Edward Porokwa, leader masaï (Tanzanie)
Menace d’expulsion et défis dans la zone de conservation du Ngorongoro, et actions nécessaires

Jing Corpuz, Nia Tero et IIFB
Observations sur les négociations en cours et principales recommandations

Casey Box, The Christensen Fund
Comment la philanthropie peut-elle soutenir les droits des peuples autochtones et les initiatives de conservation?

Government/ Bilateral donor (TBC)

Moderator: Joan Carling, Indigenous Peoples Rights International

 

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