Une anatomie des pratiques de réduction au silence des peuples autochtones : Rapport sur la criminalisation et le harcèlement des leaders autochtones au Brésil

Ce rapport est produit par l’Indigenous Peoples’ Rights International (IPRI), en partenariat avec l’Articulação dos Povos Indígenas do Brasil (APIB). Il s’inscrit dans le cadre de la collaboration entre ces deux organisations visant à faire progresser l’initiative mondiale pour lutter contre et prévenir la criminalisation et l’impunité à l’encontre des peuples autochtones.

L’IPRI est une organisation internationale qui vise à unir et amplifier les voix autochtones afin de lutter contre la criminalisation, la violence et l’impunité à l’encontre des peuples autochtones dans le monde entier. Elle est dirigée par des peuples autochtones eux-mêmes et intervient dans toutes les régions, avec des programmes prioritaires actuels dans six pays : le Brésil, la Colombie, le Mexique, l’Inde, les Philippines et la République démocratique du Congo.

L’APIB est une organisation d’associations et de représentants nationaux du mouvement autochtone au Brésil, créée en 2005 lors de la mobilisation annuelle à Brasilia connue sous le nom de Campement Terre Libre (Acampamento Terra Livre, ATL). Elle réunit des organisations autochtones locales et régionales afin de renforcer l’unité autochtone, de fédérer les luttes des peuples autochtones et de mobiliser les peuples et organisations autochtones contre les menaces et les agressions.

Ce rapport est le fruit de la documentation et du suivi de la criminalisation des peuples autochtones au Brésil, dans le but d’encourager des actions susceptibles de prévenir de nouvelles formes de criminalisation et de protéger les leaders autochtones qui se trouvent dans cette situation.

Le Brésil figure régulièrement parmi les pays les plus dangereux au monde pour les défenseurs des droits environnementaux, une catégorie qui inclut les peuples autochtones.

Le rapport retrace les schémas de criminalisation et de harcèlement, dans le contexte brésilien, visant à réduire au silence les peuples autochtones et à les empêcher de défendre leurs droits collectifs à la terre, aux territoires et aux ressources.

Il met en lumière les cas de dix (10) dirigeants autochtones qui ont été constamment victimes de criminalisation et de harcèlement, afin d’approfondir la compréhension de situations spécifiques, complexes et préoccupantes de criminalisation et de harcèlement des leaders autochtones, qui entraînent des impacts alarmants, graves et profonds sur l’individu, la famille et la communauté.

Vers la fin, le rapport énumère des actions efficaces et des recommandations visant à assurer la protection des peuples autochtones, de leurs familles et de leurs communautés.

Dans ce sens, le rapport met en évidence les causes et l’intensité de la violence ainsi que des violations des droits des peuples autochtones, y compris leur droit à l’autodétermination. Parallèlement, il identifie un cadre de réponses et des possibilités d’action conjointe avec les victimes, leurs familles, leurs communautés et les différents peuples.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *