{"id":503,"date":"2021-02-23T03:53:52","date_gmt":"2021-02-23T03:53:52","guid":{"rendered":"https:\/\/iprights.org\/2021\/02\/23\/les-femmes-en-premiere-ligne-conversation-avec-les-femmes-autochtones-en-danger-pour-la-defense-de-leurs-terres-leurs-droits-et-leur-dignite\/"},"modified":"2025-12-11T00:22:13","modified_gmt":"2025-12-11T00:22:13","slug":"les-femmes-en-premiere-ligne-conversation-avec-les-femmes-autochtones-en-danger-pour-la-defense-de-leurs-terres-leurs-droits-et-leur-dignite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/iprights.org\/fr\/2021\/02\/23\/les-femmes-en-premiere-ligne-conversation-avec-les-femmes-autochtones-en-danger-pour-la-defense-de-leurs-terres-leurs-droits-et-leur-dignite\/","title":{"rendered":"Les femmes en premi\u00e8re ligne: Conversation avec les femmes autochtones en danger pour la d\u00e9fense de leurs terres, leurs droits et leur dignit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-500\" src=\"https:\/\/iprights.org\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Women_at_the_Frontline-fin_for_circulation-FR.jpg\" alt=\"\" width=\"1454\" height=\"2000\" srcset=\"https:\/\/iprights.org\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Women_at_the_Frontline-fin_for_circulation-FR.jpg 1454w, https:\/\/iprights.org\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Women_at_the_Frontline-fin_for_circulation-FR-768x1056.jpg 768w, https:\/\/iprights.org\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Women_at_the_Frontline-fin_for_circulation-FR-1117x1536.jpg 1117w, https:\/\/iprights.org\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Women_at_the_Frontline-fin_for_circulation-FR-1200x1651.jpg 1200w, https:\/\/iprights.org\/wp-content\/uploads\/2021\/02\/Women_at_the_Frontline-fin_for_circulation-FR-600x825.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 1454px) 100vw, 1454px\" \/><\/p>\n<h3><strong>Contexte et objectifs<\/strong><\/h3>\n<p>M\u00eame pendant la pand\u00e9mie \u00e0 COVID-19, les attaques contre les peuples autochtones se sont intensifi\u00e9es dans plusieurs pays alors que les gouvernements et les entreprises continuent de contr\u00f4ler et d&rsquo;exploiter les terres et les ressources. Les femmes autochtones sont cibl\u00e9es pour avoir dirig\u00e9 leurs organisations et communaut\u00e9s dans la d\u00e9fense de leurs terres et ressources, ainsi que de leurs droits individuels et collectifs en tant que peuples autochtones. Les attaques contre les femmes autochtones ont des profonds impacts et cons\u00e9quences en fonction de leurs conditions et r\u00f4les sp\u00e9cifiques bas\u00e9s sur le genre.<\/p>\n<p>En comm\u00e9moration de la Journ\u00e9e Internationale de la Femme le 8 mars, l\u2019IPRI en collaboration avec la FIMI, l\u2019IWGIA et le LRN, organisent un webinaire qui vise \u00e0 souligner le courage des femmes autochtones dans la lutte globale des peuples autochtones. Cela sert de plate-forme pour les femmes autochtones en premi\u00e8re ligne \u00e0 risque pour raconter leurs histoires et discuter de ce que la communaut\u00e9 internationale peut faire en solidarit\u00e9 avec les femmes autochtones et les peuples autochtones.<\/p>\n<h3><strong>Programme<\/strong><\/h3>\n<p>Cet \u00e9v\u00e9nement met en vedette quatre femmes autochtones \u00e0 risque de diff\u00e9rentes r\u00e9gions. Elles partageront leurs histoires dans un format conversationnel avec la mod\u00e9ratrice. Ce sera suivi de br\u00e8ves r\u00e9ponses des repr\u00e9sentants du syst\u00e8me des Nations Unies, du gouvernement et des organisations de d\u00e9fense. Apr\u00e8s les br\u00e8ves pr\u00e9sentations, il y aura une discussion interactive sur la fa\u00e7on de renforcer la solidarit\u00e9 et les actions pour soutenir les femmes autochtones qui sont en premi\u00e8re ligne de la lutte des peuples autochtones pour la terre, les droits et la dignit\u00e9.<\/p>\n<p>IPRI et LRN organiseront \u00e9galement une s\u00e9rie d\u2019histoires mettant en vedette des d\u00e9fenseurs des droits fonciers autochtones en danger participant \u00e0 ce webinaire et d\u2019autres femmes autochtones du 8 au 12 mars, dans le cadre de la comm\u00e9moration de la Journ\u00e9e Internationale de la Femme. Cette s\u00e9rie sera disponible sur les plateformes de m\u00e9dias sociaux de l&rsquo;IPRI, du LRN et de leurs partenaires.<\/p>\n<h3><strong>Orateurs et Panel des Intervenants\/R\u00e9acteurs<\/strong><\/h3>\n<ol>\n<li>\n<h4><strong>Sarah \u201cBestang\u201d Dekdeken<\/strong><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<h4><strong>Cordillera, Philippines<\/strong><\/h4>\n<p>Sarah appartient au peuple autochtone Kankanaey-Igorot de la r\u00e9gion de la Cordill\u00e8re, au nord des Philippines. Elle est une militante indig\u00e8ne de longue date qui milite contre l&rsquo;exploitation mini\u00e8re par les entreprises, les m\u00e9ga-barrages et d&rsquo;autres projets destructeurs dans la Cordill\u00e8re. Elle est actuellement Secr\u00e9taire G\u00e9n\u00e9rale de la Cordillera Peoples Alliance (CPA), une alliance de 307 organisations de peuples autochtones et d\u2019organisations sectorielles.<\/p>\n<p>Bestang fait partie des victimes des attaques du gouvernement philippin contre des militants et des d\u00e9fenseurs des droits humains. Bestang a connu une intensification du marquage rouge, de l&rsquo;\u00e9tiquetage terroriste et de la diffamation politique, en particulier pendant la pand\u00e9mie \u00e0 COVID-19. Cela est all\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la calomnier sur les r\u00e9seaux sociaux comme ayant une relation amoureuse avec le Pr\u00e9sident du CPA, Windel Bolinget. Elle fait actuellement face \u00e0 une affaire invent\u00e9e de cyber-diffamation d\u00e9pos\u00e9e par le chef de la police de la Cordill\u00e8re pour s&rsquo;\u00eatre prononc\u00e9e contre la profanation par la police du monument des h\u00e9ros de la Cordill\u00e8re.<\/p>\n<ol start=\"2\">\n<li>\n<h4><strong>Patricia Gualinga<\/strong><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<h4><strong>Sarayaku, Ecuador<\/strong><\/h4>\n<p>Patricia est une dirigeante autochtone de la communaut\u00e9 Kichwa de Sarayaku, dans la r\u00e9gion Amazonienne de l&rsquo;\u00c9quateur. Elle a \u00e9t\u00e9 la porte-parole nationale et internationale de leur communaut\u00e9 dans leur lutte contre les concessions p\u00e9troli\u00e8res dans le territoire de Sarayaku. Leur opposition s&rsquo;est heurt\u00e9e \u00e0 une violence croissante contre la communaut\u00e9, malgr\u00e9 une d\u00e9cision favorable de la Cour Interam\u00e9ricaine des Droits de l&rsquo;Homme en 2012, dans laquelle elle a \u00e9t\u00e9 activement impliqu\u00e9e. Pendant toutes ces ann\u00e9es, Patricia a \u00e9t\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement victime de menaces, de harc\u00e8lement et de criminalisation. Son domicile a \u00e9t\u00e9 attaqu\u00e9 en 2018, quand elle a re\u00e7u des menaces de mort.<\/p>\n<ol start=\"3\">\n<li>\n<h4><strong>Lolita Chavez&nbsp;Ixcaquic<\/strong><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<h4><strong>Consejo de Pueblos K\u2019iche,&nbsp;Guatemala<\/strong><\/h4>\n<p>Lolita est membre du Conseil des Peuples K&rsquo;iche pour la D\u00e9fense de la Vie, de M\u00e8re Nature, des Terres et des Territoires (CPK), un conseil de plusieurs communaut\u00e9s autochtones K&rsquo;iche contre l&rsquo;exploitation foresti\u00e8re, les barrages hydro\u00e9lectriques et d&rsquo;autres activit\u00e9s extractives qui affectent leur terres et autod\u00e9termination. Elle est \u00e9galement une ardente d\u00e9fenseure des droits des femmes.<\/p>\n<p>En raison de son implication active dans les mobilisations et les activit\u00e9s contre les activit\u00e9s extractives, Lolita a subi plusieurs attaques et menaces depuis 2012. Malgr\u00e9 les mesures de protection fournies par le gouvernement Guat\u00e9malt\u00e8que, Lolita a d\u00fb quitter le Guatemala dans le cadre du programme de protection de HRD du Gouvernement Basque d&rsquo;Espagne et plus tard de l&rsquo;Union Europ\u00e9enne en raison de l&rsquo;augmentation des menaces de mort qu&rsquo;elle re\u00e7oit.<\/p>\n<p>Elle n&rsquo;a pas pu retourner au Guatemala depuis 2017. Pendant son exil, elle continue de promouvoir les droits des peuples et femmes autochtones et de d\u00e9noncer la situation au Guatemala. Elle a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e pour le Prix des Droits de l&rsquo;Homme Sajarov de l&rsquo;UE en 2017.<\/p>\n<ol start=\"4\">\n<li>\n<h4><strong>Aye Helen<\/strong><\/h4>\n<\/li>\n<\/ol>\n<h4><strong>Cameroun<\/strong><\/h4>\n<p>Aye est l&rsquo;une des femmes autochtones les plus actives d&rsquo;Afrique Centrale. Elle est originaire des peuples autochtones Baka de la r\u00e9gion Est du Cameroun. Depuis plus de 25 ans, Aye lutte pour les droits des peuples autochtones et fait face aux menaces de ceux qui exploitent les ressources des peuples autochtones.<\/p>\n<p>Elle a repr\u00e9sent\u00e9 les peuples autochtones dans des structures de prise de d\u00e9cision telles que le conseil d&rsquo;Abong Mbang, o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 conseill\u00e8re jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re \u00e9lection du conseil. Elle est \u00e9galement la coordinatrice nationale des peuples autochtones et membre de nombreuses plateformes \u0153uvrant pour la promotion des droits des peuples autochtones au Cameroun et en Afrique. Aye est consid\u00e9r\u00e9e comme l&rsquo;une des femmes autochtones les plus exp\u00e9riment\u00e9es qui a fait face \u00e0 des d\u00e9fis difficiles mais persiste dans la promotion des Peuples Autochtones au Cameroun et au-del\u00e0.<\/p>\n<h3><strong>Panel des Intervenants\/R\u00e9acteurs<\/strong><\/h3>\n<ol start=\"5\">\n<li>Gladys Acosta Vargas<\/li>\n<\/ol>\n<p>Member, UN CEDAW Committee (TBC)<\/p>\n<ol start=\"6\">\n<li>Karin Ericsson<\/li>\n<\/ol>\n<p>Sp\u00e9cialiste du Programme pour l\u2019Egalit\u00e9 de Genre, Swedish International Development Cooperation<\/p>\n<ol start=\"7\">\n<li>Tarcila Rivera<\/li>\n<\/ol>\n<p>Chairperson, Foro Internacional de Mujeres Ind\u00edgenas<\/p>\n<ol start=\"8\">\n<li>Signe Leth<\/li>\n<\/ol>\n<p>International Work Group on Indigenous Affairs<\/p>\n<h4><strong>&nbsp;Mod\u00e9ratrice:&nbsp; <\/strong>Joan Carling<\/h4>\n<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Director, Indigenous Peoples Rights International.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Contexte et objectifs M\u00eame pendant la pand\u00e9mie \u00e0 COVID-19, les attaques contre les peuples autochtones se sont intensifi\u00e9es dans plusieurs pays alors que les gouvernements et les entreprises continuent de contr\u00f4ler et d&rsquo;exploiter les terres et les ressources&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":500,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[267],"tags":[],"class_list":["post-503","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-events"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/503","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=503"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/503\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/500"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=503"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=503"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=503"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}