{"id":86029,"date":"2025-04-30T05:19:58","date_gmt":"2025-04-30T05:19:58","guid":{"rendered":"https:\/\/iprights.org\/2025\/04\/30\/ipri-condamne-la-criminalisation-des-dirigeants-autochtones-au-guatemala\/"},"modified":"2026-04-18T03:49:43","modified_gmt":"2026-04-18T03:49:43","slug":"ipri-condamne-la-criminalisation-des-dirigeants-autochtones-au-guatemala","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/iprights.org\/fr\/2025\/04\/30\/ipri-condamne-la-criminalisation-des-dirigeants-autochtones-au-guatemala\/","title":{"rendered":"IPRI condamne la criminalisation des dirigeants autochtones au Guatemala"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"\/images\/2025\/Guatemala\/Guatemala%20EN.jpg#joomlaImage:\/\/local-images\/2025\/Guatemala\/Guatemala%20EN.jpg?width=1920&amp;height=1080\" alt=\"\"> <!--more--> 30 avril 2025 Indigenous Peoples&rsquo; Rights International (IPRI), l\u2019organisation autochtone mondiale qui dirige l\u2019Initiative globale pour faire face et pr\u00e9venir la criminalisation, la violence et l\u2019impunit\u00e9 contre les peuples autochtones, rejette fermement l\u2019arrestation et l\u2019emprisonnement des dirigeants autochtones Luis Pacheco et H\u00e9ctor Chacl\u00e1n. En m\u00eame temps, elle exprime sa solidarit\u00e9 avec les personnes d\u00e9tenues, leurs communaut\u00e9s et les organisations qui ont d\u00e9fendu la d\u00e9mocratie, l\u2019autod\u00e9termination et les droits collectifs des peuples autochtones. Selon les informations recueillies par les partenaires d\u2019IPRI sur le territoire, le 23 avril, Luis Pacheco, vice-ministre du D\u00e9veloppement durable et qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sident du conseil d\u2019administration des maires communautaires des 48 Cantons de Totonicap\u00e1n en 2023, et H\u00e9ctor Chacl\u00e1n, membre de la m\u00eame organisation, ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s sur ordre du minist\u00e8re public sous les accusations de s\u00e9dition, association illicite, terrorisme, entrave aux poursuites p\u00e9nales et obstruction \u00e0 la justice. En outre, trois autres mandats d\u2019arr\u00eat ont \u00e9t\u00e9 \u00e9mis mais n\u2019ont pas encore \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s. Pacheco et Chacl\u00e1n ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9s en d\u00e9tention provisoire. Les faits pour lesquels il est pr\u00e9vu de leur imputer ces crimes graves remontent \u00e0 octobre 2023, lorsque diverses autorit\u00e9s autochtones repr\u00e9sentant leurs peuples se sont d\u00e9clar\u00e9es en \u00abgr\u00e8ve nationale ind\u00e9finie\u00bb, menant diverses actions pacifiques en d\u00e9fense des r\u00e9sultats \u00e9lectoraux que le minist\u00e8re public lui-m\u00eame cherchait \u00e0 ignorer et, plus fondamentalement, \u00e9galement en d\u00e9fense de l\u2019autonomie de leurs peuples et de l\u2019ordre constitutionnel. Diverses autorit\u00e9s autochtones ont affirm\u00e9 que les accusations p\u00e9nales contre M. Pacheco et M. Chacl\u00e1n ne constituent pas des actions contre des individus, mais une criminalisation des syst\u00e8mes de gouvernance communautaire autochtone. Le pr\u00e9sident du pays lui-m\u00eame, M. Bernardo Ar\u00e9valo, a soulign\u00e9 le caract\u00e8re criminalisant de cette action en d\u00e9clarant que les mandats d\u2019arr\u00eat constituent une attaque contre le peuple du Guatemala. IPRI consid\u00e8re que ces actions p\u00e9nales injustifi\u00e9es contre des autorit\u00e9s autochtones constituent une grave violation des engagements internationaux que l\u2019\u00c9tat du Guatemala a volontairement assum\u00e9s. La Convention 169 de l\u2019Organisation internationale du Travail (OIT), un instrument contraignant ratifi\u00e9 par le Guatemala, \u00e9tablit que les peuples autochtones ont le droit de maintenir leurs propres institutions repr\u00e9sentatives et de participer librement \u00e0 la vie publique. De m\u00eame, tant la D\u00e9claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (2007) que la D\u00e9claration am\u00e9ricaine sur les droits des peuples autochtones (2016) reconnaissent le droit \u00e0 l\u2019autonomie, \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination et \u00e0 ne pas \u00eatre soumis \u00e0 des actes de discrimination ou de violence pour l\u2019exercice de ces droits. La criminalisation des autorit\u00e9s ancestrales, telles que celles des 48 Cantons de Totonicap\u00e1n, constitue non seulement une atteinte au droit coutumier autochtone, mais aussi une menace directe pour le tissu d\u00e9mocratique et le pluralisme juridique qui caract\u00e9risent un \u00c9tat se disant interculturel et plural. Cette utilisation abusive du syst\u00e8me p\u00e9nal vise \u00e0 r\u00e9primer le droit \u00e0 la manifestation libre et \u00e0 la d\u00e9fense des droits humains. IPRI rejette fermement toute tentative d\u2019assimiler l\u2019exercice du droit \u00e0 la protestation pacifique et \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination \u00e0 des crimes de terrorisme ou de s\u00e9dition. \u00c0 cet \u00e9gard, nous appelons d\u2019urgence le minist\u00e8re public du Guatemala \u00e0: Lib\u00e9rer imm\u00e9diatement et sans condition les dirigeants autochtones Luis Pacheco et H\u00e9ctor Chacl\u00e1n.               Annuler les mandats d\u2019arr\u00eat \u00e9mis dans ce contexte d\u2019exercice pacifique des droits des peuples autochtones. Mettre fin \u00e0 l\u2019usage abusif du droit p\u00e9nal \u00e0 des fins autres que la justice. Nous appelons l\u2019\u00c9tat du Guatemala \u00e0: Respecter et prot\u00e9ger l\u2019autonomie des syst\u00e8mes propres d\u2019organisation et de gouvernance des peuples autochtones. Se conformer \u00e0 ses obligations, en garantissant le plein exercice des droits collectifs des peuples autochtones conform\u00e9ment aux normes internationales adopt\u00e9es. T\u00e9l\u00e9charger la d\u00e9claration ici.    <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":4,"featured_media":86030,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[297],"tags":[325,335],"class_list":["post-86029","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-declarations","tag-criminalization","tag-guatemala"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86029","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=86029"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86029\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":86034,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86029\/revisions\/86034"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/86030"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=86029"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=86029"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=86029"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}