{"id":86266,"date":"2024-04-14T16:14:46","date_gmt":"2024-04-14T16:14:46","guid":{"rendered":"https:\/\/iprights.org\/2024\/04\/14\/jour-2-modeles-equitables-pour-une-transition-juste\/"},"modified":"2024-04-14T16:14:46","modified_gmt":"2024-04-14T16:14:46","slug":"jour-2-modeles-equitables-pour-une-transition-juste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/iprights.org\/fr\/2024\/04\/14\/jour-2-modeles-equitables-pour-une-transition-juste\/","title":{"rendered":"Jour 2: Mod\u00e8les \u00e9quitables pour une transition juste"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"\/images\/2024\/JT%20CONFERENCE%20NY24\/WhatsApp%20Image%202024-04-13%20at%2010.39.35%20AM%203.jpeg#joomlaImage:\/\/local-images\/2024\/JT%20CONFERENCE%20NY24\/WhatsApp%20Image%202024-04-13%20at%2010.39.35%20AM%203.jpeg?width=1280&amp;height=960\" alt=\"\"> <!--more--> Le 13 avril, les plus de 100 participants \u00e0 la conf\u00e9rence \u00ab Peuples autochtones et transition juste \u00bb se sont concentr\u00e9s sur la discussion des mod\u00e8les de prosp\u00e9rit\u00e9 partag\u00e9e dans les projets d\u2019\u00e9nergie propre et des d\u00e9fis auxquels ils sont confront\u00e9s. Alancay Morales, responsable Entreprises et droits humains \u00e0 l\u2019IPRI, a ouvert la session en soulignant que les piliers d\u2019une transition juste sont les droits humains, la protection sociale, des n\u00e9gociations \u00e9quitables et la prosp\u00e9rit\u00e9 partag\u00e9e. Il a \u00e9galement mis en avant comme \u00e9l\u00e9ments indispensables le soutien technique et financier, le fait que la prosp\u00e9rit\u00e9 partag\u00e9e atteigne plus de 50 % des peuples autochtones et que le processus de consentement pr\u00e9alable, libre et \u00e9clair\u00e9 soit respect\u00e9.<br \/>Matshwenyego Josephine Ntshipe, dirigeante autochtone du Botswana, a indiqu\u00e9 que les projets d\u2019\u00e9nergies renouvelables ont eu des impacts sur son peuple, notamment des pertes culturelles, l\u2019absence de partage des b\u00e9n\u00e9fices, et que beaucoup n\u2019ont m\u00eame pas acc\u00e8s \u00e0 l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. D\u2019apr\u00e8s son exp\u00e9rience, les bonnes pratiques consistent \u00e0 disposer d\u2019un groupe de plaidoyer solide, \u00e0 former les communaut\u00e9s et \u00e0 exiger des lois qui prot\u00e8gent leurs droits. Elle a \u00e9galement soulign\u00e9 qu\u2019aucun projet ne devrait \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 avancer sans avoir respect\u00e9 le consentement pr\u00e9alable, libre et \u00e9clair\u00e9, et que la propri\u00e9t\u00e9 autochtone des projets \u00e9nerg\u00e9tiques devrait \u00eatre renforc\u00e9e.<br \/>Isabel Cux\u00e9 Prir, femme maya du Guatemala appartenant \u00e0 l\u2019organisation Madreselva, a pr\u00e9sent\u00e9 son exp\u00e9rience avec des mini-centrales hydro\u00e9lectriques communautaires. Avec six microcentrales construites pour un b\u00e9n\u00e9fice collectif et social, elle a expliqu\u00e9 que ce projet a contribu\u00e9 \u00e0 dynamiser l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique, \u00e0 am\u00e9liorer l\u2019\u00e9ducation et la sant\u00e9, et \u00e0 autonomiser la communaut\u00e9, tout en n\u2019utilisant que 15 % du d\u00e9bit des rivi\u00e8res. Elle a mentionn\u00e9 que favoriser la participation des femmes en tant que partenaires et les former a constitu\u00e9 un d\u00e9fi. Parmi les enseignements, elle a soulign\u00e9 l\u2019importance de prioriser les projets fond\u00e9s sur l\u2019organisation communautaire et impliquant un plus grand nombre d\u2019usagers, de renforcer les \u00e9tudes pr\u00e9alables et de compter sur un accompagnement juridique ainsi qu\u2019une formation continue.<br \/>Monica Paradise, de Tribal Liaison Western Region \u2013 Alliance for Tribal Clean Energy, a indiqu\u00e9 qu\u2019il n\u2019existe pas de d\u00e9finition unique de la transition juste. D\u2019apr\u00e8s son exp\u00e9rience, les projets d\u2019\u00e9nergie propre d\u00e9tenus par des peuples autochtones ont permis de maintenir des \u00e9cosyst\u00e8mes sains et de soutenir d\u2019autres initiatives communautaires, tout en contribuant \u00e0 gu\u00e9rir les traumatismes historiques gr\u00e2ce \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019emplois et \u00e0 la fourniture de services essentiels. \u00ab C\u2019est une opportunit\u00e9 d\u2019\u00eatre des moteurs du changement \u00bb, a-t-elle soulign\u00e9.<br \/>James Jenkins, directeur ex\u00e9cutif de Indigenous Clean Energy Canada, a not\u00e9 que les projets \u00e9nerg\u00e9tiques externes ont entra\u00een\u00e9 des d\u00e9placements et une perte de patrimoine pour les peuples autochtones. Dans le nouveau contexte, la participation autochtone aux projets d\u2019\u00e9nergie propre \u2014 solaire, \u00e9olien, hydro\u00e9lectrique, biomasse, logements efficaces et stockage d\u2019\u00e9nergie \u2014 a atteint 20 % au Canada. Dans ce cas, l\u2019impulsion de ces projets provient de financements f\u00e9d\u00e9raux et d\u2019une l\u00e9gislation provinciale favorable.<br \/>Pichamon Yeophantong, du Groupe de travail des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l\u2019homme, a pr\u00e9sent\u00e9 les Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l\u2019homme.<br \/>Melina Laboucan-Massimo, fondatrice et directrice ex\u00e9cutive de Sacred Earth Solar, a invit\u00e9 le public \u00e0 t\u00e9l\u00e9charger les guides de son organisation pour mieux comprendre les diff\u00e9rences entre les mod\u00e8les de projets de prosp\u00e9rit\u00e9 partag\u00e9e, tels que les coop\u00e9ratives et les mod\u00e8les dirig\u00e9s par les communaut\u00e9s. Elle a soulign\u00e9 que, dans ces projets, les b\u00e9n\u00e9fices reviennent \u00e0 la communaut\u00e9 et la soutiennent, par exemple en permettant de financer l\u2019achat de camions de pompiers ou la cr\u00e9ation de parcs, d\u2019\u00e9coles et d\u2019infrastructures li\u00e9es \u00e0 l\u2019eau.                   \u00abL\u2019argent reste dans la communaut\u00e9\u00bb, r\u00e9sume-t-il. Prabindra Shakya, fondateur et directeur du Community Empowerment and Social Justice Network, a averti que certains gouvernements, comme celui du N\u00e9pal, utilisent des accords de partage des b\u00e9n\u00e9fices avec les communaut\u00e9s autochtones comme substitut au consentement pr\u00e9alable, libre et \u00e9clair\u00e9 (FPIC). Il a \u00e9galement critiqu\u00e9 le fait que, dans certains de ces mod\u00e8les, les b\u00e9n\u00e9fices n\u2019atteignent pas les populations les plus affect\u00e9es. Pour que les projets soient \u00e9quitables, les communaut\u00e9s exigent le respect du FPIC tout au long du cycle du projet et la priorit\u00e9 accord\u00e9e aux peuples autochtones dans la r\u00e9partition des b\u00e9n\u00e9fices. En outre, les b\u00e9n\u00e9fices doivent \u00eatre collectifs et non individuels. L\u2019id\u00e9e, a-t-il soulign\u00e9, est de promouvoir des mod\u00e8les dirig\u00e9s par des peuples autochtones \u00e0 petite et moyenne \u00e9chelle, en partenariat avec des entreprises et le secteur public.<br \/>Ruth Kissam, du Papua New Guinea Women Leaders Network, a indiqu\u00e9 que 97% des terres de son \u00eele sont des propri\u00e9t\u00e9s autochtones. Elle a d\u00e9fendu le droit des tribus \u00e0 mener des activit\u00e9s extractives, celles-ci \u00e9tant fondamentales pour leur \u00e9conomie. Wikitoria Hepi-Te Huia, pr\u00e9sidente du Tauhara North No. 2 Trust, a expliqu\u00e9 que les communaut\u00e9s ont d\u00e9cid\u00e9 qu\u2019une centrale g\u00e9othermique devait \u00eatre construite sur leurs terres \u2014 un projet tenu de respecter la diligence raisonnable et la loi sur les terres maories. Aujourd\u2019hui, les peuples autochtones d\u00e9tiennent 35% de la centrale et les b\u00e9n\u00e9fices sont consacr\u00e9s au d\u00e9veloppement communautaire.<br \/>Les participants \u00e0 la conf\u00e9rence ont poursuivi le travail en groupes de discussion, qui alimentera l\u2019\u00e9laboration d\u2019une D\u00e9claration et d\u2019une Feuille de route de la conf\u00e9rence. La conf\u00e9rence se tient du 12 au 14 et le 17 avril, et est organis\u00e9e conjointement par le Right Energy Partnership with Indigenous Peoples (REP), le Business and Human Rights Resource Centre (BHRRC) et Indigenous Peoples Rights International (IPRI), avec le parrainage du PNUD et le soutien de Nia Tero, The Christensen Fund, Henry Luce Foundation, Waverley ST Foundation et le Columbia Center on Sustainable Investment.<br \/>Cliquez ici pour plus d\u2019informations sur la conf\u00e9rence.            <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[279],"tags":[348,337],"class_list":["post-86266","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites-et-caracteristiques","tag-empresas-y-derechos-humanos","tag-just-transition"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86266","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=86266"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86266\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=86266"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=86266"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=86266"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}