{"id":86542,"date":"2022-11-18T03:49:43","date_gmt":"2022-11-18T03:49:43","guid":{"rendered":"https:\/\/iprights.org\/2022\/11\/18\/adoption-de-la-recommandation-39-du-cedaw-un-bastion-dans-la-lutte-pour-les-droits-humains-des-femmes-autochtones\/"},"modified":"2022-11-18T03:49:43","modified_gmt":"2022-11-18T03:49:43","slug":"adoption-de-la-recommandation-39-du-cedaw-un-bastion-dans-la-lutte-pour-les-droits-humains-des-femmes-autochtones","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/iprights.org\/fr\/2022\/11\/18\/adoption-de-la-recommandation-39-du-cedaw-un-bastion-dans-la-lutte-pour-les-droits-humains-des-femmes-autochtones\/","title":{"rendered":"Adoption de la Recommandation 39 du CEDAW : un bastion dans la lutte pour les droits humains des femmes autochtones"},"content":{"rendered":"<p>Sans aucun doute, un travail coordonn\u00e9 aux niveaux local, r\u00e9gional, national et international sera essentiel pour la mise en \u0153uvre de la Recommandation 39 du Comit\u00e9 pour l\u2019\u00e9limination de la discrimination \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes (CEDAW) sur les femmes et les filles autochtones. Dans ce cadre, une table ronde a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e, avec le soutien du Forum international des femmes autochtones (FIMI), de MADRE, d\u2019Indigenous Peoples Rights International (IPRI) et des r\u00e9seaux r\u00e9gionaux de femmes autochtones. Teresa Zapeta, directrice ex\u00e9cutive de la FIMI, a soulign\u00e9 que des g\u00e9n\u00e9rations enti\u00e8res de femmes autochtones ont activement particip\u00e9, du niveau local au niveau mondial. Cela a permis l\u2019adoption de la Recommandation g\u00e9n\u00e9rale 39. En pr\u00e9sentant la c\u00e9r\u00e9monie d\u2019ouverture, Mme Zapeta a rendu hommage, avec la lumi\u00e8re sacr\u00e9e de tous nos anc\u00eatres : \u00ab surtout \u00e0 toutes ces femmes et filles autochtones qui ont consacr\u00e9 leur vie \u00e0 construire ce chemin. Nous honorons votre parcours et votre existence \u00bb. Tarcila Rivera Zea, militante quechua de premier plan et coordinatrice du R\u00e9seau continental des femmes autochtones des Am\u00e9riques, ainsi que directrice de Chirapaq et pr\u00e9sidente de la FIMI, a mentionn\u00e9 l\u2019articulation et le travail conjoints pour atteindre des objectifs communs comme des \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s. Soulignant que le processus remonte \u00e0 plus de 40 ans, elle a mis en avant la recommandation du Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII) en 2004, demandant au Comit\u00e9 CEDAW d\u2019inclure les questions sp\u00e9cifiques des femmes autochtones, recommandation r\u00e9affirm\u00e9e en 2019. Par ailleurs, Mme Rivera Zea a indiqu\u00e9 que le plus important est que toutes les femmes dans le monde puissent en faire partie et s\u2019y reconna\u00eetre. \u00abIl est important que nous c\u00e9l\u00e9brions ensemble l\u2019adoption de cette recommandation g\u00e9n\u00e9rale, m\u00eame si le grand d\u00e9fi de sa mise en \u0153uvre au niveau national demeure.\u00bb Joan Carling, militante autochtone de la Cordill\u00e8re aux Philippines et directrice ex\u00e9cutive de l\u2019IPRI, a soulign\u00e9 qu\u2019il a fallu plus de 15 ans pour que le CEDAW discute d\u2019une recommandation sur les droits des femmes et des filles autochtones. Elle a mis en \u00e9vidence que la participation de femmes provenant des sept r\u00e9gions du monde dans ce processus souligne la n\u00e9cessit\u00e9 de reconna\u00eetre leurs droits individuels et collectifs, qui sont indivisibles. Elle a \u00e9galement insist\u00e9 sur la n\u00e9cessit\u00e9 de garantir que la Recommandation 39 inclue des m\u00e9canismes de responsabilisation concernant les violations des droits humains. \u00abLe travail du CEDAW a \u00e9t\u00e9 essentiel pour comprendre la non-discrimination des femmes et des filles autochtones. \u00c0 son tour, la Recommandation 39 constitue une \u00e9tape majeure pour comprendre les obligations des \u00c9tats parties en mati\u00e8re de protection effective, de caract\u00e8re intersectionnel et de reconnaissance des femmes autochtones dans toute leur diversit\u00e9 \u00bb, a soulign\u00e9 Leonor Zalabata, membre du peuple Arhuaco de Colombie et premi\u00e8re ambassadrice autochtone aupr\u00e8s des Nations Unies. Mme Zalabata a \u00e9galement \u00e9voqu\u00e9 l\u2019importance de garantir le respect du droit au consentement libre, pr\u00e9alable et \u00e9clair\u00e9 dans les politiques li\u00e9es \u00e0 l\u2019environnement. Elle a salu\u00e9 le fait que le processus d\u2019adoption de la recommandation reconnaisse les femmes et les filles autochtones comme des leaders et des agentes de transformation ayant le droit d\u2019\u00eatre entendues. Elle a soulign\u00e9 que ce processus est le fruit du travail des organisations de femmes \u00ab connect\u00e9es \u00e0 la terre et aux besoins de nos peuples\u00bb. Margaretha Karlberg Uttjek, professeure sami, a \u00e9galement insist\u00e9 sur la n\u00e9cessit\u00e9 de mettre en \u0153uvre les droits des femmes et des filles autochtones aux niveaux local, r\u00e9gional et national, en soulignant les droits collectifs. Mme Karlberg a \u00e9voqu\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 de prendre en compte le consentement libre, pr\u00e9alable et \u00e9clair\u00e9 dans la Recommandation 39.                  Elle a soulign\u00e9 l\u2019importance d\u2019int\u00e9grer des perspectives intersectionnelles et d\u2019incorporer les r\u00e9cits et exp\u00e9riences dans la recommandation, ainsi que dans sa mise en \u0153uvre \u00e0 tous les niveaux, malgr\u00e9 le fait que les soci\u00e9t\u00e9s coloniales aient discr\u00e9dit\u00e9 les savoirs et connaissances ancestraux. La Recommandation 39 est \u00e9galement un instrument pour \u00e9duquer tous les peuples, a affirm\u00e9 Lucy Mulenkei, vice-pr\u00e9sidente de la FIMI et fondatrice et cofondatrice de diff\u00e9rents r\u00e9seaux autochtones. La discrimination subie par les peuples et communaut\u00e9s autochtones provient de diverses sources et a des impacts multiples. Mme Mulenkei a insist\u00e9 sur l\u2019importance de poursuivre le d\u00e9bat et de promouvoir les droits des femmes et des filles autochtones. Elle a appel\u00e9 \u00e0 utiliser la Recommandation 39 comme un outil qui doit \u00eatre compris par les peuples et communaut\u00e9s autochtones. Elle a \u00e9galement soulign\u00e9 sa valeur comme outil d\u2019inclusion des femmes autochtones dans les espaces de prise de d\u00e9cision tels que les Nations Unies et le secteur priv\u00e9. \u00ab Souvent, lorsqu\u2019ils nous regardent, ils pensent que nous n\u2019avons pas de comp\u00e9tences, mais nous en avons. En tant que femmes autochtones, nous avan\u00e7ons et devons travailler ensemble \u00bb, a-t-elle affirm\u00e9. Sonia Guti\u00e9rrez, avocate, femme politique guat\u00e9malt\u00e8que et d\u00e9fenseure autochtone des droits humains, a mis en avant l\u2019importance de la Recommandation 39 comme instrument global pour faire progresser les droits, en soulignant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un outil sp\u00e9cifique inh\u00e9rent aux femmes et aux filles autochtones. Pour une mise en \u0153uvre efficace, Mme Guti\u00e9rrez a recommand\u00e9 de la consid\u00e9rer comme un bastion, un outil sp\u00e9cifique pour faire avancer les droits humains des femmes et des filles autochtones. Nous devons nous approprier cet outil construit par des femmes et assurer une meilleure articulation vers un plan d\u2019action permettant sa mise en \u0153uvre. Cet outil est \u00e9galement une source d\u2019inspiration pour renforcer notre travail et revendiquer nos droits. Les expertes ont appel\u00e9 toutes les femmes et filles autochtones \u00e0 \u00eatre attentives aux processus de mise en \u0153uvre de la Recommandation 39, adopt\u00e9e le 26 octobre 2022. Elles les ont \u00e9galement invit\u00e9es \u00e0 participer avec espoir et force \u00e0 la coordination mise en place pour la pleine r\u00e9alisation de leurs droits humains. *Pour plus d\u2019informations sur la Recommandation g\u00e9n\u00e9rale 39, veuillez consulter : https:\/\/cedaw.fimi-iiwf.org.             <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sans aucun doute, un travail coordonn\u00e9 aux niveaux local, r\u00e9gional, national et international sera essentiel pour la mise en \u0153uvre de la Recommandation 39 du Comit\u00e9 pour l\u2019\u00e9limination de la discrimination \u00e0 l\u2019\u00e9gard des femmes (CEDAW) sur les..<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[279],"tags":[],"class_list":["post-86542","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites-et-caracteristiques"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86542","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=86542"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/86542\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=86542"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=86542"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/iprights.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=86542"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}