{"id":86831,"date":"2022-03-08T11:50:14","date_gmt":"2022-03-08T11:50:14","guid":{"rendered":"https:\/\/iprights.org\/2022\/03\/08\/fortaleciendo-sus-filas-para-defender-sus-derechos-hacia-un-futuro-sostenible-la-historia-de-las-mujeres-indigenas-batwa-y-basongora-en-uganda\/"},"modified":"2026-04-23T03:25:34","modified_gmt":"2026-04-23T03:25:34","slug":"fortaleciendo-sus-filas-para-defender-sus-derechos-hacia-un-futuro-sostenible-la-historia-de-las-mujeres-indigenas-batwa-y-basongora-en-uganda","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/iprights.org\/fr\/2022\/03\/08\/fortaleciendo-sus-filas-para-defender-sus-derechos-hacia-un-futuro-sostenible-la-historia-de-las-mujeres-indigenas-batwa-y-basongora-en-uganda\/","title":{"rendered":"Fortaleciendo sus filas para defender sus derechos hacia un futuro sostenible: la historia de las mujeres ind\u00edgenas Batwa y Basongora en Uganda"},"content":{"rendered":"<div>\n<p>\u00abJe me sens renforc\u00e9e apr\u00e8s avoir appris mes droits en tant que femme autochtone. J\u2019ai de l\u2019espoir pour moi et pour ma communaut\u00e9, que nous ne perdrons pas nos foyers. Je me sens encourag\u00e9e par le fort soutien des avocates et des organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile.\u00bb<\/p>\n<p>Voici les paroles de Crispin Babirye, une femme autochtone dont la famille et la communaut\u00e9 font face \u00e0 une expulsion imminente de leurs terres traditionnelles afin de permettre la mise en \u0153uvre des projets du gouvernement de Uganda visant \u00e0 s\u2019approprier leur territoire, o\u00f9 se trouve leur source thermale naturelle, \u00e0 des fins d\u2019\u00e9cotourisme.<br \/>Crispin a \u00e9t\u00e9 l\u2019une des participantes \u00e0 une s\u00e9rie d\u2019activit\u00e9s men\u00e9es en 2021 portant sur la sensibilisation, le renforcement des capacit\u00e9s, le renforcement communautaire et les consultations juridiques communautaires, organis\u00e9es par Foundation for Community Development and Empowerment, avec le soutien partiel de Indigenous Peoples Rights International. <\/p>\n<p>Crispin Babirye et sa communaut\u00e9 vivent l\u2019essence m\u00eame de l\u2019autonomisation des femmes pour la protection de l\u2019environnement et un avenir durable, en coh\u00e9rence avec le th\u00e8me de cette ann\u00e9e des Nations Unies pour la Journ\u00e9e internationale des femmes, \u00abL\u2019\u00e9galit\u00e9 des genres aujourd\u2019hui pour un avenir durable \u00bb, ainsi qu\u2019avec le th\u00e8me de la 66e session de la Commission de la condition de la femme: \u00abParvenir \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 des genres et \u00e0 l\u2019autonomisation de toutes les femmes et des filles dans le contexte du changement climatique, des politiques environnementales et de la r\u00e9duct<sup>ion des risques de catastrophe\u00bb.<\/sup><\/p>\n<h3><strong>Ant\u00e9c\u00e9dents<\/strong><\/h3>\n<p>Les sources thermales de Kitagata se trouvent dans le sous-comt\u00e9 de Kitagata, dans le district de Sheema, en Ankole, dans la r\u00e9gion occidentale de l\u2019Uganda. Ces sources ont toujours fait partie int\u00e9grante de la vie des communaut\u00e9s environnantes, y compris les peuples autochtones Batwa et Basongora.<br \/>Pour ces communaut\u00e9s, les sources thermales sont un don de Dieu \u00e0 l\u2019humanit\u00e9, qui doit \u00eatre partag\u00e9 par tous, prot\u00e9g\u00e9 et pr\u00e9serv\u00e9. Elles sont visit\u00e9es quotidiennement par des centaines de personnes locales qui croient que leurs eaux ont des effets curatifs sur une grande vari\u00e9t\u00e9 de maladies, notamment les affections cutan\u00e9es et les douleurs articulaires.<br \/>Soixante-quinze pour cent (75 %) des personnes qui utilisent les sources thermales sont des femmes. Avec l\u2019arriv\u00e9e de touristes sur le site, la population locale a mis en place des activit\u00e9s \u00e9conomiques autour des sources, dont 95 % sont g\u00e9r\u00e9es par des femmes.     <\/p>\n<p>En 2019, des informations ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9es selon lesquelles le gouvernement de l\u2019Uganda, par l\u2019interm\u00e9diaire du minist\u00e8re de l\u2019\u00c9nergie et du Tourisme, n\u00e9gociait un accord avec une entreprise d\u2019investissement hongroise afin de d\u00e9velopper sept sources thermales situ\u00e9es dans des communaut\u00e9s autochtones batwa et basongora, y compris la source thermale de Kitagata.<br \/>Le projet de d\u00e9veloppement pr\u00e9voit la construction de piscines, de spas, de saunas, d\u2019h\u00e9bergements modernes, d\u2019espaces de d\u00e9tente, de restaurants et d\u2019autres infrastructures destin\u00e9es aux activit\u00e9s r\u00e9cr\u00e9atives.<br \/>Le 19 mars 2021, le commissaire r\u00e9sident du district de Sheema a rencontr\u00e9 les habitants et les a inform\u00e9s du projet de d\u00e9veloppement. Lors de cette r\u00e9union, la population a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9e que, pour permettre la mise en \u0153uvre du projet, les personnes utilisant les sources thermales ainsi que celles vivant \u00e0 proximit\u00e9 devraient quitter la zone afin de faciliter son am\u00e9nagement.   <\/p>\n<h3><strong>Violation des droits humains et destruction de l\u2019environnement<\/strong><\/h3>\n<p>Le plan de d\u00e9veloppement a \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre sans le consentement libre, pr\u00e9alable et \u00e9clair\u00e9 des peuples autochtones Batwa et Basongora, et sans consultation des autres r\u00e9sidents concern\u00e9s. Ce projet entra\u00eenera le d\u00e9placement de 2 500 personnes de leurs foyers et de leurs moyens de subsistance, ainsi que la restriction de leur acc\u00e8s aux sources thermales.<br \/>En outre, le projet ne pr\u00e9voit pas de mesures claires ni acceptables de relocalisation et de compensation. Les femmes, qui repr\u00e9sentent 75 % des personnes b\u00e9n\u00e9ficiant des sources thermales et 95 % des propri\u00e9taires de petites entreprises aux alentours, sont les plus n\u00e9gativement affect\u00e9es.   <\/p>\n<p>La construction d\u2019infrastructures ainsi que les d\u00e9chets issus de toutes les activit\u00e9s touristiques pr\u00e9vues contamineront \u00e9galement l\u2019eau et l\u2019environnement.<br \/>Actuellement, les peuples autochtones Batwa et Basongora, ainsi que d\u2019autres habitants de la r\u00e9gion, sont d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9occup\u00e9s par les effets du changement climatique. R\u00e9cemment, ils ont observ\u00e9 que l\u2019eau de la rivi\u00e8re Ngaromwenda, qui alimente les sources thermales, devient ti\u00e8de lorsqu\u2019il pleut et que son d\u00e9bit augmente de mani\u00e8re inhabituelle.<br \/>De plus, la construction de la route Ishaka-Kitagata-Kagamba a perturb\u00e9 le flux naturel des syst\u00e8mes hydriques des sources thermales, le syst\u00e8me d\u2019eau du marais de Keitajonjo ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9tourn\u00e9 lors de sa construction.<br \/>Avec les projets de d\u00e9veloppement touristique, il existe une crainte accrue de pollution, de d\u00e9gradation de la biodiversit\u00e9 et d\u2019intensification des impacts du changement climatique.    <\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces pr\u00e9occupations, le gouvernement de l\u2019Uganda insiste pour poursuivre le projet, en d\u00e9pit de ses engagements \u00e0 prot\u00e9ger les droits humains et l\u2019environnement, notamment dans le cadre du droit international.<br \/>L\u2019Uganda a adh\u00e9r\u00e9 aux principaux trait\u00e9s relatifs aux droits humains, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits \u00e9conomiques, sociaux et culturels, ainsi que la Convention internationale sur l\u2019\u00e9limination de toutes les formes de discrimination raciale, entre autres.<br \/>Ces instruments reconnaissent, entre autres, le droit des peuples \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination qui, appliqu\u00e9 au cas des communaut\u00e9s autour des sources thermales de Kitagata, implique leur droit de d\u00e9cider de toute forme de d\u00e9veloppement ou de programme affectant ce territoire.  <\/p>\n<p>L\u2019Uganda n\u2019a pas adopt\u00e9 la D\u00e9claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) ni ratifi\u00e9 la Convention n\u00b0 169 de l\u2019OIT, qui garantit les droits des peuples autochtones et tribaux. En cons\u00e9quence, il continue de ne pas reconna\u00eetre les peuples autochtones dans le pays. M\u00eame sa l\u00e9gislation nationale demeure faible ou insuffisante en mati\u00e8re de protection des droits des peuples autochtones.<br \/>N\u00e9anmoins, sa Constitution de 1995, \u00e0 l\u2019article 32, stipule que le gouvernement doit adopter des mesures d\u2019action positive en faveur des groupes historiquement d\u00e9favoris\u00e9s et discrimin\u00e9s, ce qui inclurait les diff\u00e9rents peuples autochtones du pays. De m\u00eame, la loi fonci\u00e8re de 1998 et la loi nationale sur l\u2019environnement de 1995 prot\u00e8gent les droits fonciers coutumiers. Cela devrait \u00e9galement couvrir la propri\u00e9t\u00e9 traditionnelle des peuples autochtones sur leurs territoires ancestraux.     <\/p>\n<p>En outre, l\u2019Uganda est \u00c9tat partie \u00e0 la Charte africaine des droits de l\u2019homme et des peuples, dont d\u00e9coule le mandat du Groupe de travail sur les populations autochtones et les minorit\u00e9s en Afrique. En vertu de cette Charte (et du droit international), l\u2019Uganda a l\u2019obligation de prot\u00e9ger et de promouvoir les droits de toutes les personnes, y compris ceux des peuples autochtones.<br \/>Les droits des peuples autochtones sont d\u00e9velopp\u00e9s dans la D\u00e9claration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) et, m\u00eame si l\u2019Uganda ne l\u2019a pas formellement adopt\u00e9e, il a le devoir de prot\u00e9ger ces droits conform\u00e9ment \u00e0 ce qui est \u00e9tabli dans cette d\u00e9claration.  <\/p>\n<h3><strong>Renforcement des femmes et des communaut\u00e9s<\/strong><\/h3>\n<p>Il existe une opposition g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e au projet de d\u00e9veloppement parmi les populations concern\u00e9es. Cependant, faute d\u2019organisation et d\u2019unit\u00e9 pour consolider leurs voix et orienter leurs positions, elles restent \u00e0 la merci des forces puissantes du gouvernement, qui n\u2019h\u00e9siteront pas \u00e0 recourir \u00e0 la force et \u00e0 la violence pour imposer l\u2019expulsion des communaut\u00e9s.<br \/>En 2021, Foundation for Community Development and Empowerment, avec le soutien partiel de Indigenous Peoples Rights International, a lanc\u00e9 une s\u00e9rie d\u2019actions visant \u00e0 sensibiliser les femmes \u00e0 leurs droits et \u00e0 renforcer leurs capacit\u00e9s pour faire face aux injustices environnementales, revendiquer leurs droits fondamentaux, n\u00e9gocier avec le gouvernement et s\u2019organiser afin de renforcer la position de la communaut\u00e9.<br \/>Ce soutien comprenait \u00e9galement les services d\u2019avocates qui ont fourni des conseils juridiques et un accompagnement.   <\/p>\n<p>\u00c0 la suite d\u2019une formation de deux jours, les femmes participantes de Kitagata ont pu former un comit\u00e9 de protection compos\u00e9 de 15 membres. Ce comit\u00e9 \u0153uvrera \u00e0 la protection et \u00e0 la promotion des droits des femmes en lien avec le d\u00e9veloppement de la source thermale, \u00e0 l\u2019affirmation de la participation des femmes aux n\u00e9gociations et \u00e0 la prise de d\u00e9cision, ainsi qu\u2019\u00e0 la mise en \u0153uvre d\u2019actions visant \u00e0 pr\u00e9venir ou \u00e0 r\u00e9parer toute violation des droits humains.<br \/>Ce comit\u00e9 de protection travaillera en \u00e9troite collaboration avec des avocates, notamment pour faire face aux expulsions forc\u00e9es imminentes des habitants de Kitagata.<br \/>L\u2019une des participantes, Dorothy Nakato, a d\u00e9clar\u00e9: \u00abNous nous sentons d\u00e9sormais plus confiantes et mieux inform\u00e9es pour dialoguer avec les institutions gouvernementales et parler de nos droits.\u00bb   <\/p>\n<p>En plus de renforcer leur sensibilisation \u00e0 leurs droits fondamentaux, aux droits fonciers, aux droits des peuples autochtones et aux droits des femmes, les participantes aux activit\u00e9s organis\u00e9es par Foundation for Community Development and Empowerment ont \u00e9galement pu:<\/p>\n<ol>\n<li>\u00c9laborer un plan d\u2019action pour la promotion et la protection des droits fondamentaux des peuples autochtones et des autres r\u00e9sidents concern\u00e9s. Ce plan comprend la mise en \u0153uvre d\u2019activit\u00e9s telles que des r\u00e9unions, des tables rondes avec diff\u00e9rentes parties prenantes, des formations et des campagnes d\u2019information afin de garantir que les droits des femmes autochtones soient prot\u00e9g\u00e9s et promus. <\/li>\n<li>Renforcer le r\u00e9seautage et la communication entre les communaut\u00e9s autochtones, les autorit\u00e9s du district et les responsables des minist\u00e8res de l\u2019\u00c9nergie et du Tourisme, ainsi qu\u2019avec l\u2019entreprise hongroise charg\u00e9e de la mise en \u0153uvre du d\u00e9veloppement de la source thermale de Kitagata.<\/li>\n<li>Accro\u00eetre la sensibilisation aux droits des femmes autochtones gr\u00e2ce \u00e0 une campagne m\u00e9diatique. Foundation for Community Development and Empowerment a int\u00e9gr\u00e9 les droits des femmes autochtones dans ses campagnes m\u00e9diatiques, notamment \u00e0 travers des programmes radio et des messages courts. En cons\u00e9quence, un nombre croissant de femmes autochtones prennent conscience de leurs droits.  <\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>Plus important encore, cela a conduit \u00e0 la cr\u00e9ation du Indigenous Women Network (IWONET)<\/strong>, un r\u00e9seau compos\u00e9 de femmes autochtones, de d\u00e9fenseuses des droits humains, d\u2019activistes et de dirigeantes \u00e0 tous les niveaux, qui \u0153uvrera pour la promotion et la protection des droits des femmes, y compris ceux des femmes autochtones. IWONET soutiendra les femmes autochtones en Uganda afin qu\u2019elles \u00e9l\u00e8vent davantage leurs voix pour revendiquer la mise en \u0153uvre de la D\u00e9claration et du Programme d\u2019action de Beijing.<br \/>Les femmes autochtones d\u2019Uganda incluent des communaut\u00e9s anciennes de chasseurs-cueilleurs, telles que les Benet et les Batwa, \u00e9galement connus sous le nom de Twa. Elles comprennent \u00e9galement des groupes minoritaires comme les Ik, les Karamojong et les Basongora. Les Benet, au nombre d\u2019un peu plus de 8 500, vivent dans le nord-est du pays. Les Batwa, qui comptent environ 6 700 personnes, vivent principalement dans le sud-ouest, dans les districts de Bundibugyo, Kisoro, Kanungu, Kabale et Rubanda. Ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9poss\u00e9d\u00e9s de leurs terres ancestrales lorsque les for\u00eats de Bwindi et de Mgahinga ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9clar\u00e9es parcs nationaux en 1991.<br \/>Les Ik sont environ 13 939 et vivent en bordure de la r\u00e9gion Karamoja\/Turkana, le long de la fronti\u00e8re entre l\u2019Uganda et le Kenya. Les Karamojong vivent dans le nord-est et sont environ 988 429. Les Basongora, au nombre de 15 897, sont une communaut\u00e9 pastorale vivant dans les basses terres adjacentes au mont Rwenzori, dans l\u2019ouest de l\u2019Uganda.<br \/>Le r\u00e9seau, d\u00e9sormais pleinement op\u00e9rationnel, est actuellement coordonn\u00e9 par une coordinatrice nationale et soutenu par trois autres membres du personnel qui travaillent actuellement \u00e0 titre b\u00e9n\u00e9vole.          <\/p>\n<h3><strong>D\u00e9fis et besoins persistants<\/strong><\/h3>\n<p>Alors que les femmes de Kitagata gagnent en force et en unit\u00e9, elles et leurs communaut\u00e9s continuent de faire face \u00e0 une expulsion imminente de leurs foyers et de leurs terres, en raison du projet du gouvernement, avec le soutien de la Hongrie. La pand\u00e9mie de COVID-19 aggrave leur situation, car elles subissent \u00e9galement ses impacts sanitaires et \u00e9conomiques, ainsi que les restrictions gouvernementales qui compromettent leurs moyens de subsistance et leur libert\u00e9 de mouvement.<br \/>L\u2019acc\u00e8s aux services de sant\u00e9 et aux fournitures m\u00e9dicales constitue une pr\u00e9occupation majeure et urgente, et cette situation entrave leurs efforts pour s\u2019organiser et faire face \u00e0 un autre enjeu important : le d\u00e9veloppement de la source thermale de Kitagata.<br \/>En outre, la communaut\u00e9 manque de ressources pour le plaidoyer et les campagnes, pour le renforcement continu des capacit\u00e9s et la sensibilisation, ainsi que pour l\u2019assistance juridique. Les femmes estiment \u00e9galement qu\u2019une voix plus forte de la communaut\u00e9 internationale est n\u00e9cessaire pour appeler le gouvernement de l\u2019Uganda \u00e0 garantir la pleine protection des peuples autochtones, y compris les droits des femmes, dans le cadre du projet de d\u00e9veloppement des sources thermales de Kitagata.    <\/p>\n<p>M\u00eame face \u00e0 de multiples d\u00e9fis, les femmes se sont engag\u00e9es \u00e0 mettre en \u0153uvre le plan d\u2019action qu\u2019elles ont \u00e9labor\u00e9, lequel comprend:<\/p>\n<ol>\n<li>Renforcer les capacit\u00e9s des comit\u00e9s mis en place \u00e0 travers des formations en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9, de mobilisation des ressources et des formations suppl\u00e9mentaires sur les droits des femmes.<\/li>\n<li>Renforcer le Indigenous Women Network (IWONET) afin de concr\u00e9tiser sa vision d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 les femmes autochtones sont autonomis\u00e9es et disposent d\u2019opportunit\u00e9s \u00e9gales, en tant que strat\u00e9gie pour atteindre un d\u00e9veloppement durable.<\/li>\n<li>Renforcer les capacit\u00e9s de la Coalition pour la promotion des droits des femmes (CAWORI). Les membres de la coalition comprennent des femmes issues de la communaut\u00e9 de Kitagata, des membres des comit\u00e9s de protection, des avocates, des dirigeantes ainsi que des repr\u00e9sentantes de la soci\u00e9t\u00e9 civile, du secteur priv\u00e9 et du gouvernement. Une fois renforc\u00e9e, la coalition \u0153uvrera \u00e0 la promotion et \u00e0 la protection des droits des femmes.  <\/li>\n<li>Des campagnes m\u00e9diatiques, des conf\u00e9rences de presse, entre autres activit\u00e9s, afin de compl\u00e9ter nos efforts de plaidoyer.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\u00abNous continuons \u00e0 renforcer nos rangs sur le terrain, mais nous restons vuln\u00e9rables face \u00e0 la menace d\u2019un gouvernement organis\u00e9 et bien financ\u00e9, ainsi que d\u2019une entreprise \u00e9trang\u00e8re. Nous avons besoin de davantage de soutien international pour amplifier nos appels et nous fournir l\u2019assistance n\u00e9cessaire afin de faire face aux innombrables d\u00e9fis auxquels nous sommes confront\u00e9es sur le terrain\u00bb, Florence Tumusiime.<\/p>\n<p>Alors que le monde c\u00e9l\u00e8bre les femmes, nous saluons le courage des femmes de Kitagata. Leur lutte pour le plein respect de leurs droits, la protection de leurs ressources naturelles et la d\u00e9fense de leur communaut\u00e9 contre des projets de d\u00e9veloppement qui d\u00e9truisent leurs moyens de subsistance, leur culture et leur environnement constitue une contribution, \u00e0 leur \u00e9chelle, aux efforts plus larges visant \u00e0 att\u00e9nuer les risques, voire \u00e0 pr\u00e9venir le changement climatique, et \u00e0 garantir un avenir durable. <\/p>\n<hr>\n<p>P.S. De plus amples informations sur la situation des femmes autochtones et des communaut\u00e9s affect\u00e9es par le d\u00e9veloppement de la source thermale de Kitagata, ainsi que sur les possibilit\u00e9s de soutien aux femmes de Kitagata, peuvent \u00eatre obtenues aupr\u00e8s de :<\/p>\n<p>1. FOCODE (Email: <span id=\"cloak0f808e9c6eb8aa9ec7d909be4308c547\"><a href=\"mailto:advocacy@focodeuganda.org\">advocacy@focodeuganda.org<\/a><\/span>)<\/p>\n<p>2. IWONET (Email: <span id=\"cloak600a61ea70e65247d42f52552032efba\"><a href=\"mailto:info@iwonet.org\">info@iwonet.org<\/a><\/span>)<\/p>\n<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00abJe me sens renforc\u00e9e apr\u00e8s avoir appris mes droits en tant que femme autochtone. J\u2019ai de l\u2019espoir pour moi et pour ma communaut\u00e9, que nous ne perdrons pas nos foyers. 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