#HRC54 Déclaration sur le consentement libre, préalable et éclairé concernant toute activité commerciale envisagée sur les terres et territoires autochtones

Déclaration de Cristina Coc, coordinatrice du plaidoyer d’IPRI
Je présente cette déclaration au nom d’ALMACIGA et d’Indigenous Peoples Rights International (IPRI). Je m’appelle Cristina Coc, je suis une dirigeante maya du Belize et également coordinatrice mondiale du plaidoyer pour IPRI, une organisation internationale de défense des droits des peuples autochtones qui se concentre sur la violence, la criminalisation et l’impunité qui en résultent et qui affectent les peuples autochtones dans le monde entier.
Je tiens à remercier le Conseil des droits de l’homme pour avoir consacré ce panel aux impacts des activités commerciales sur les droits des peuples autochtones, en particulier des femmes autochtones.
Dans ce contexte, je souhaite aborder la question du droit des peuples autochtones au consentement libre, préalable et éclairé concernant toute activité commerciale envisagée sur leurs terres et territoires.
Le consentement libre, préalable et éclairé (FPIC) des peuples autochtones est un principe universel des droits humains consacré par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP). Les organes conventionnels des Nations Unies ont réaffirmé l’obligation des États de respecter le FPIC dans le cadre de leurs obligations en matière de droits humains en vertu des principaux traités internationaux.
Par conséquent, nous souhaitons souligner les recommandations suivantes:
Les États membres doivent respecter pleinement le FPIC des peuples autochtones dans le cadre de toute activité commerciale les affectant, conformément à leurs obligations internationales en matière de droits humains. Ils ont également l’obligation de protéger les peuples autochtones contre les violations de ces droits par des tiers, y compris les entreprises.
Les entreprises prévoyant d’opérer sur les terres et territoires des peuples autochtones doivent garantir le respect du FPIC.
Nous demandons au Conseil des droits de l’homme de prendre en compte le respect par les États du droit des peuples autochtones au FPIC dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU).
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) devrait fournir toute l’assistance nécessaire aux États afin qu’ils comprennent et respectent ce droit humain.
Enfin, j’invite le Rapporteur spécial à effectuer une visite officielle au Belize afin d’évaluer la situation des droits humains en ce qui concerne le peuple autochtone maya. Télécharger

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