De la Directrice exécutive
2022 a été une année charnière pour l’IPRI. Avec le recul de la pandémie de COVID-19, nous avons pu accroître et élargir notre engagement aux niveaux national, régional et mondial. L’IPRI s’est désormais affirmée, avec une visibilité accrue, comme une organisation mondiale dirigée par des peuples autochtones, axée sur la criminalisation et les violations des droits humains des peuples autochtones.
Nous avons contribué de manière significative à la Recommandation générale n°39 du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), coordonné la participation effective des peuples autochtones avec le Groupe de travail des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’homme, obtenu le soutien de plus de 500 organisations dans nos lettres de solidarité, et publié des rapports conjoints mettant en lumière les violations des droits humains dans le cadre des actions climatiques, des activités des entreprises, entre autres.
Grâce à nos différentes formes de plaidoyer et d’engagement, l’IPRI est reconnue comme un acteur important au niveau mondial par les organisations et réseaux de peuples autochtones, les organes des Nations Unies, les organisations de défense des droits humains et les organisations de plaidoyer, à travers notre collaboration et coopération actives avec eux.
Au niveau national, le travail de l’IPRI dans les six pays prioritaires — à travers des partenariats avec des organisations autochtones au Mexique, au Brésil, en Colombie, aux Philippines, en Inde et en République démocratique du Congo — gagne en visibilité et en impact dans la lutte contre la criminalisation et les violations des droits des peuples autochtones en situation d’impunité.
Notre travail au niveau national présente différents niveaux d’avancement, et certains défis importants doivent être relevés, notamment en ce qui concerne le positionnement stratégique des partenaires afin de mieux répondre à la détérioration des conditions des droits humains des peuples autochtones.
La principale lacune dans la mise en œuvre de notre programme est l’absence d’un coordinateur de recherche. Malgré notre appel ouvert à candidatures, nous n’avons pas pu recruter un personnel qualifié. De plus, la base de données a mis du temps à être mise en place en raison de retards techniques. Nous comptons remédier à ces lacunes en 2023.
