Les droits fonciers au service d’une meilleure conservation

Note conceptuelle relative à l’événement parallèle organisé dans le cadre de l’UNPFII 2026 sur le thème:
«Garantir la santé des peuples autochtones, y compris dans le contexte des conflits»

Titre: Les droits fonciers au service d’une meilleure conservation

Date d’entrée en vigueur: 20 avril 2026

Heure: 13:15-14:30

Lieu: CR-12

Organisateurs: IPRI, Forum PINGOS

Langues parlées: Espagnol, Anglais

La «conservation forteresse» — un modèle qui crée des zones protégées en excluant les communautés, y compris les peuples autochtones — est de plus en plus reconnue comme un facteur majeur de conflits, de déplacements et de violations des droits humains. Bien que les peuples autochtones occupent et gèrent environ 20 % des terres mondiales, leurs droits aux terres, aux territoires, aux ressources et à l’autogouvernance — consacrés par le droit international des droits humains, y compris la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) — sont souvent ignorés dans les initiatives de conservation. Les politiques de conservation discriminatoires ont entraîné des déplacements massifs de nombreuses communautés autochtones loin de leurs terres et de leurs ressources. On leur refuse aussi souvent les moyens de subsistance durables et les pratiques culturelles essentielles à leur identité, leur bien-être et leur survie.

Cet événement parallèle explore l’intersection cruciale entre le Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal (GBF) et les droits des peuples autochtones. Alors que la mise en œuvre passe de la politique à l’action, cette session présente des expériences continues montrant comment la « conservation forteresse » continue de dominer les politiques nationales de protection de l’environnement, alimentant ainsi les conflits et la criminalisation des peuples autochtones qui défendent leurs terres et leurs territoires. Elle mettra également en avant des stratégies fondées sur des données probantes pour une approche inclusive et fondée sur les droits des objectifs de conservation de la biodiversité, afin de prévenir les conflits et de renforcer des partenariats et une collaboration authentiques avec les peuples autochtones, en veillant à ce que la protection de la nature ne se fasse pas au détriment des droits humains. Il présentera également des stratégies fondées sur des données probantes en vue d’une approche inclusive de la conservation de la biodiversité, basée sur les droits, afin de prévenir les conflits et de renforcer les partenariats et la collaboration avec les peuples autochtones, en veillant à ce que la protection de la nature ne se fasse pas au détriment des droits de l’homme.

Objectifs:

  • Identifier les défis liés aux conflits liés à la conservation et leurs impacts sur les droits et le bien-être des peuples autochtones
  • Discuter du passage d’approches de conservation exclusives à des approches fondées sur les droits, en accordant la priorité à la reconnaissance des droits fonciers et à l’autogouvernance des peuples autochtones
  • Partager des recommandations sur la manière dont la garantie des droits fonciers conduit à la prévention des conflits et à des partenariats pour de meilleurs résultats en matière de conservation

Quelques questions à débattre:

  • Quelles sont les expériences des peuples autochtones face aux conflits liés aux approches de conservation adoptées par les gouvernements et d’autres entités, et quels sont les impacts sur les droits et le bien-être des peuples autochtones, y compris sur les femmes autochtones?
  • Comment pouvons-nous faire progresser la mise en œuvre de la reconnaissance des droits fonciers coutumiers dans le cadre du GBF afin de prévenir les conflits et de garantir de meilleurs résultats pour les objectifs 30X 30?
  • Comment pouvons-nous établir et renforcer des partenariats et une collaboration fondés sur le respect et la protection des droits fonciers des peuples autochtones et de leurs systèmes de gouvernance des ressources?

Format proposé: Panel de discussion avec modérateur

(Durée présumée: 1 heure et 15 minutes)

La session prendra la forme d’une table ronde animée (4 intervenants) avec des questions clés posées à chaque membre du panel, auquel il répondra pendant 3 à 5 minutes, ainsi que deux séries de questions pour chacun, basées sur les questions clés ci-dessus. La discussion sera suivie d’une séance de questions-réponses et d’un échange avec le public.

Remarques préliminaires (5 minutes): Modérateur – IPRI

Le modérateur sera l’IPRI qui présentera la session et les intervenants pendant 5 minutes.

Intervenants suggérés:

  • Débats modérés (30 minutes): 4 intervenants avec 2 questions pour chacun d’eux
  • Discussion interactive (20 minutes): Questions et réponses et interaction avec le public
  • Remarques finales de chaque orateur – 1 minute par orateur
  • Remarques de clôture et appel à l’action (5 minutes): Mise en évidence des principales recommandations politiques pour l’UNPFII.

Intervenants:

  1. Edward Porokwa, Forum PINGOS, membre de l’UNPFII
  2. Jennifer Corpuz, membre de l’UNPFII
  3. Juan Carlos Alarcón, Plate-forme bolivienne contre le changement climatique
  4. Joan CarlingPrésidente de la Commission européenne, Indigenous Peoples Rights International

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