De la criminalisation au véritable partenariat : transformer les lois sur la conservation en cadres juridiques fondés sur les droits

La conservation vise à protéger la nature. Pourtant, dans de nombreuses régions du monde, elle continue de se faire au détriment des Peuples Autochtones, qui protègent les forêts, la biodiversité et les écosystèmes depuis des générations.

De la criminalisation au véritable partenariat : transformer les lois sur la conservation en cadres juridiques fondés sur les droits, publié par Indigenous Peoples Rights International (IPRI), analyse les effets des lois et politiques de conservation sur les Peuples Autochtones au Cambodge, en Inde, en Indonésie, au Cameroun, en République démocratique du Congo, en Namibie, en Tanzanie, au Guatemala, en Colombie, en Équateur et au Pérou. S’appuyant sur des analyses juridiques régionales et des études de cas nationales, le rapport met en évidence des schémas récurrents d’exclusion, de criminalisation, de déplacements forcés, de restrictions des modes de vie traditionnels et de non-reconnaissance des systèmes de gouvernance des Peuples Autochtones.

Le rapport soutient que le principal défi ne réside pas dans l’ambition des objectifs mondiaux en matière de biodiversité, mais dans la persistance de modèles de conservation hérités d’approches coloniales qui excluent les Peuples Autochtones des décisions concernant leurs terres et leurs territoires. Alors que de nombreuses preuves démontrent que leur gouvernance contribue à préserver les forêts, à protéger la biodiversité et à renforcer la résilience des écosystèmes, les politiques de conservation continuent trop souvent d’affaiblir précisément les systèmes qui se sont révélés les plus efficaces pour protéger la nature.

Loin de remettre en cause la conservation comme objectif, cette publication appelle à passer de la criminalisation au véritable partenariat. Elle formule des recommandations juridiques et politiques visant à aligner les politiques de conservation sur les normes internationales relatives aux droits humains, notamment par la reconnaissance des droits des Peuples Autochtones sur leurs terres, territoires et ressources, la mise en œuvre du Consentement Libre, Préalable et Éclairé (CLPE), la fin des expulsions forcées et de la criminalisation, ainsi qu’un soutien accru aux initiatives de conservation et de gouvernance territoriale dirigées par les Peuples Autochtones.

Le rapport se conclut par une série de recommandations destinées aux gouvernements, aux organisations de conservation, aux bailleurs de fonds et aux organisations de Peuples Autochtones. Il souligne que les objectifs mondiaux en matière de biodiversité ne pourront être atteints en affaiblissant les communautés qui protègent depuis des siècles certains des écosystèmes les plus précieux de la planète. Une conservation fondée sur les droits est non seulement plus juste, mais aussi plus efficace.

Téléchargez le rapport pour découvrir cette analyse juridique comparative, les études de cas et les recommandations visant à transformer la conservation en un modèle qui protège à la fois la biodiversité et les droits des Peuples Autochtones.


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