La voie à suivre est claire. La conservation doit rompre avec son héritage colonial d’exclusion et de criminalisation et embrasser un avenir fondé sur la justice et l’autodétermination. Cela signifie qu’il faut reconnaître les peuples autochtones non pas comme des obstacles, mais comme des leaders et des détenteurs de droits. Cela signifie qu’il faut protéger leurs terres et garantir leur droit de propriété en tant que fondement de la biodiversité mondiale.
La conservation ne doit pas se faire au détriment de la vie des gens. Elle doit être fondée sur la justice, la dignité et le leadership des peuples autochtones. Pour concrétiser ces engagements, les gouvernements doivent adopter des mesures juridiques, politiques et administratives cohérentes à tous les niveaux. Les lois et les pratiques existantes doivent être révisées afin de s’assurer qu’elles s’alignent pleinement sur les obligations et les responsabilités internationales en matière de droits de l’homme. La cohérence juridique est au cœur de cet effort, car elle garantit que toutes les lois et politiques environnementales respectent ces obligations.
Pour mieux documenter cette question, l’IPRI procède à une analyse des cadres juridiques et politiques de conservation dans douze pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine afin d’évaluer leur cohérence avec les obligations internationales concernant les droits des peuples autochtones. Ce document d’information vise à fournir un résumé des résultats préliminaires des études en cours et quelques recommandations clés.
